
La note d'un client mélange des opérations qui ne suivent pas le même régime. L'hébergement relève du taux réduit, la restauration servie sur place aussi, mais les boissons alcooliques en sont expressément exclues et repassent au taux normal. Quand la ventilation n'est pas faite dans le logiciel de facturation, elle ne sera jamais faite en comptabilité, et un contrôle la reconstituera à votre place.
Vous la percevez auprès du client, vous ne la gagnez pas. Elle est due à la commune et vous la reversez au comptable public sous votre responsabilité. Comptabilisée en chiffre d'affaires, elle gonfle vos ratios, fausse votre RevPAR et crée un décalage que personne ne rattrape à la clôture.
Un hôtel plein à 85 % avec un prix moyen écrasé par les commissions des plateformes gagne moins qu'un hôtel à 70 % qui vend en direct. Sans prix moyen ni revenu par chambre disponible suivis mois par mois, vous mesurez l'activité, pas la performance.
Le gros œuvre, la toiture, les installations techniques, le mobilier et la literie n'ont ni la même durée d'usage ni le même rythme de renouvellement. Amortis sur une durée unique, ils donnent une charge lissée qui ne correspond à aucun de vos cycles de rénovation, et un résultat qui ne dit rien de ce que l'exploitation dégage vraiment.
Nous paramétrons le lien entre votre PMS et la comptabilité pour que chaque ligne de note arrive déjà qualifiée : nuitée, petit déjeuner, bar, extras. La ventilation se fait à la source, pas en retraitement de fin de mois.
La taxe collectée est isolée dans un compte dédié, rapprochée du nombre de nuitées taxables et des exonérations, et suivie jusqu'au reversement à la commune. Le jour d'un contrôle, la déclaration se justifie ligne à ligne.
Nous reprenons votre actif poste par poste pour séparer ce qui dure trente ans de ce qui se remplace tous les cinq. Chaque programme de rénovation est ensuite rattaché au bon composant plutôt que passé en charge ou noyé dans un total.
Hébergement, restauration, bar, séminaires : chaque activité porte ses recettes et ses charges directes, ce qui permet de savoir laquelle finance les autres. C'est la logique du référentiel USALI, transposée dans un plan de comptes exploitable par une structure indépendante.
Les arrhes encaissées, les délais de reversement des plateformes et les creux de basse saison créent des écarts que le compte de résultat ne montre pas. Nous construisons un plan de trésorerie calé sur votre calendrier réel de remplissage.
Extras, saisonniers, temps partiels de coupure : la paie hôtelière se joue sur le planning autant que sur le contrat. Nous suivons le coût par chambre occupée et alertons quand l'effectif décroche du taux d'occupation.
Cadre général applicable à la date de publication.
Le taux réduit de 10 %. L'article 279 du code général des impôts vise expressément la fourniture d'un hébergement dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire répondant aux conditions du b du 4° de l'article 261 D, ainsi que la location de logements meublés répondant aux conditions du b bis du même 4°, et la fourniture de logements dans les terrains de campings classés.
Le même article place au taux réduit les ventes à consommer sur place, ce qui couvre le petit déjeuner et la restauration de l'établissement, à l'exclusion des boissons alcooliques, qui relèvent du taux prévu à l'article 278. Une note qui associe une nuitée, un petit déjeuner et une bouteille de vin porte donc deux taux différents. Tout ce qui n'entre ni dans l'hébergement ni dans la vente à consommer sur place demande un examen propre avant d'être facturé.
L'article 261 D du code général des impôts exonère de TVA les locations de logements meublés à usage d'habitation, qu'elles soient occasionnelles, permanentes ou saisonnières. Il prévoit ensuite deux sorties d'exonération, et la distinction commande le régime de tout établissement d'hébergement.
Le b vise les prestations d'hébergement fournies dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire, à deux conditions cumulatives : elles sont offertes au client pour une durée n'excédant pas trente nuitées, sans préjudice des reconductions proposées, et elles comprennent la mise à disposition d'un local meublé assortie d'au moins trois des quatre prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle.
Le b bis vise les locations de logements meublés à usage résidentiel hors secteur hôtelier, assorties elles aussi d'au moins trois de ces quatre prestations, mais sans condition de durée. Le c ajoute le cas de la location des murs à l'exploitant d'un établissement qui remplit les conditions du b ou du b bis. Un hôtel classique remplit ces conditions sans y penser ; une résidence de tourisme, une maison d'hôtes ou un exploitant qui allège son offre de services doivent vérifier où ils se situent avant de facturer.
Elle n'est jamais un produit. L'article L2333-26 du code général des collectivités territoriales laisse la commune l'instituer par délibération prise avant le 1er juillet pour être applicable l'année suivante. L'article L2333-30 fixe le tarif par personne et par nuitée, selon un barème par catégorie d'hébergement assorti d'un plancher et d'un plafond, le plafond allant jusqu'à 4,00 € pour les palaces. Pour les hébergements en attente de classement ou sans classement, le tarif est compris entre 1 % et 5 % du coût par personne de la nuitée, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité.
L'article L2333-34 précise que les hôteliers versent le montant collecté au comptable public assignataire de la commune, aux dates fixées par délibération et sous leur responsabilité. Le reversement s'accompagne d'une déclaration détaillée : date de début de séjour, adresse de l'hébergement, nombre de personnes, nombre de nuitées, prix de la nuitée pour les hébergements non classés, montant collecté et motifs d'exonération. Une taxe noyée dans le chiffre d'affaires ne produit aucune de ces informations.
| Obligation | Référence | Ce qu'elle implique |
|---|---|---|
| TVA sur l'hébergement | CGI, art. 279, a | Taux réduit de 10 % sur la fourniture d'hébergement dans le secteur hôtelier |
| Boissons alcooliques | CGI, art. 279, m et art. 278 | Exclues du taux réduit des ventes à consommer sur place |
| Sortie de l'exonération | CGI, art. 261 D, 4°, b | Séjour de 30 nuitées au plus et au moins 3 des 4 prestations hôtelières |
| Hébergement para-hôtelier | CGI, art. 261 D, 4°, b bis | Au moins 3 des 4 prestations, sans condition de durée |
| Tarif de la taxe de séjour | CGCT, art. L2333-30 | Par personne et par nuitée ; 1 % à 5 % du coût de la nuitée si l'hébergement n'est pas classé |
| Reversement de la taxe | CGCT, art. L2333-34 | Versement au comptable public de la commune, sous la responsabilité de l'hôtelier, avec déclaration détaillée |
L'amortissement. Un hôtel est un actif lourd dont les éléments ne vieillissent pas au même rythme : la structure se compte en décennies, les installations techniques en quinze ans, le mobilier et la literie en cinq à sept. Amortir l'ensemble sur une durée moyenne donne une charge constante qui ne prépare aucun renouvellement. Résultat, la rénovation arrive comme une surprise et se finance par la dette au lieu d'avoir été provisionnée par l'exploitation.
Le second angle mort tient au coût réel d'une réservation. Entre la commission d'une plateforme, le coût du petit déjeuner offert et le ménage de la chambre, deux nuitées vendues au même prix affiché ne laissent pas la même marge. Notre simulateur de plan d'amortissement vous permet de poser vos propres durées et de voir ce que la charge devient une fois l'actif décomposé.
Cette page présente le cadre général applicable à sa date de publication. Elle ne remplace pas un conseil personnalisé. Les références citées renvoient aux textes en vigueur sur Legifrance.
On regarde votre mix chambres, restauration et extras, la taxe de séjour collectée et le poids des commissions des plateformes.
Reprise du dossier, paramétrage du logiciel de réservation pour que chaque prestation tombe au bon taux de TVA.
Tenue courante, déclarations de TVA aux taux applicables, reversement de la taxe de séjour et paie de l'équipe saisonnière.
Points réguliers sur le taux d'occupation, le revenu par chambre disponible et le coût de distribution.
Cas type. Un hôtel trois étoiles de l'agglomération lyonnaise, 42 chambres, restaurant ouvert le soir, nous consulte après une année où le résultat s'est effondré sans que le taux d'occupation bouge. Sa comptabilité enregistrait la totalité des encaissements en chiffre d'affaires hébergement, taxe de séjour comprise, et appliquait un taux de TVA unique à l'ensemble des notes. Le bar et le restaurant n'étaient pas isolés.
Le travail a consisté à requalifier la taxe de séjour en compte de tiers, à reparamétrer la ventilation des taux depuis le logiciel de réservation, et à ouvrir un compte de résultat par département. Le chiffre d'affaires réel s'est révélé inférieur de plusieurs points à celui qui était affiché, mais la restauration du soir, jusque-là considérée comme un service d'appoint, ressortait déficitaire une fois sa masse salariale rattachée. La décision de réduire les jours d'ouverture du restaurant a été prise sur ce chiffre.