Expert-comptable pour les vendeurs Amazon et marketplaces

Vos rapports de vente ne sont pas une comptabilité, et l'administration reçoit le détail de vos encaissements chaque 31 janvier. Le rapprochement se prépare, il ne s'improvise pas.

Amazon et marketplaces
31 janvier
date limite à laquelle la plateforme déclare vos opérations de l'année précédente à l'administration (CGI, art. 1649 ter A, III)
Par trimestre
la déclaration ventile vos contreparties, le nombre d'opérations et les commissions prélevées (CGI, art. 1649 ter A, II, 3°)
150 €
valeur d'un envoi importé jusqu'à laquelle la plateforme est réputée acquéreur et revendeur (CGI, art. 256, V, 2°, a)
Vos enjeux

Ce qui coince dans votre secteur

L'administration connaît vos ventes avant votre bilan

Chaque plateforme dépose une déclaration annuelle sur les opérations réalisées par son intermédiaire, au plus tard le 31 janvier, avec vos contreparties trimestre par trimestre et les commissions prélevées. Le rapprochement entre ce que la plateforme déclare et ce que vous déclarez ne se fait plus à la main : il se fait automatiquement, et l'écart se voit.

Le rapport de vente n'est pas un journal comptable

Un rapport de règlement mélange ventes, remboursements, commissions, frais de stockage, frais publicitaires, ajustements et retenues, sur une période qui ne coïncide ni avec le mois ni avec l'exercice. Le repiquer tel quel produit un chiffre d'affaires faux et une TVA fausse. Il faut le décomposer.

Vous ne savez pas quelle part de TVA la plateforme a collectée

Sur certains flux, la plateforme est réputée avoir acquis et revendu les biens : elle collecte la taxe à votre place. Sur d'autres, non. Les deux cas figurent dans le même rapport, sans totalisation séparée. Sans règle de tri écrite, vous déclarez soit deux fois, soit pas du tout.

Le stock déporté n'est plus suivi

Dès que la marchandise part dans les entrepôts de la plateforme, elle sort du champ de vision de l'exploitant. Elle reste pourtant à l'actif, elle vieillit, elle génère des frais de stockage longue durée et elle est parfois détruite ou perdue. Un inventaire de fin d'exercice fondé sur les seuls états de la plateforme, sans contrôle, ne vaut pas grand-chose.

Accompagnement

Notre accompagnement

Décomposition des rapports de vente

Nous construisons la table de correspondance entre les lignes du rapport de règlement et vos comptes : ventes par pays, commissions, frais logistiques, frais publicitaires, remboursements, ajustements. Une fois posée, elle se rejoue chaque mois sans arbitrage nouveau.

Cadrage de la TVA flux par flux

Nous établissons, pour chaque combinaison d'entrepôt de départ et de pays d'arrivée, où la taxe est due et qui la collecte. Les programmes paneuropéens qui déplacent le stock entre pays créent des opérations que le vendeur n'a pas décidées et doit pourtant déclarer.

Préparation à la déclaration de plateforme

Nous rapprochons en amont ce que la plateforme déclarera de ce que vous déclarez, pour que l'écart soit expliqué avant d'être demandé. Les commissions et les remboursements sont la première source de différence légitime, encore faut-il pouvoir la documenter.

Marge réelle par référence

Nous affectons à chaque référence sa commission, ses frais de traitement et de stockage, son coût publicitaire et son taux de retour. C'est le chiffre qui décide d'un réassort ou d'un déréférencement, et il diffère souvent beaucoup de la marge théorique.

Suivi du stock déporté

Nous mettons en place le contrôle des états de stock, le suivi des frais de stockage longue durée et le traitement des pertes et destructions. L'objectif est un inventaire de clôture justifiable, pas une reprise aveugle de l'état fourni.

Pilotage du besoin en fonds de roulement

Entre l'achat du stock, son acheminement, sa vente et le versement de la plateforme, plusieurs mois s'écoulent. Nous suivons ce cycle pour que le réassort soit décidé sur une trésorerie projetée, pas sur le solde du jour.

Cadre reglementaire

Spécificités comptables et fiscales

Cadre général applicable à la date de publication.

Que la plateforme déclare-t-elle à l'administration sur vous ?

Plus que ce que la plupart des vendeurs imaginent. L'article 1649 ter A du code général des impôts impose à l'opérateur de plateforme de souscrire auprès de l'administration fiscale une déclaration relative aux opérations réalisées par les vendeurs et prestataires par son intermédiaire. Cette déclaration comporte notamment vos éléments d'identification et votre État de résidence, le montant total de la contrepartie perçue au cours de chaque trimestre, le nombre d'opérations correspondantes, ainsi que tous frais, commissions ou taxes retenus ou prélevés par la plateforme sur la même période. Lorsqu'il est disponible, l'identifiant du compte financier sur lequel la contrepartie est versée y figure également.

Le III du même article fixe l'échéance : la déclaration est souscrite par voie électronique au plus tard le 31 janvier de l'année suivant celle au cours de laquelle les opérations ont été réalisées. Concrètement, l'administration dispose d'une vue trimestrialisée de vos encaissements bien avant que votre exercice soit clos et déposé. La question n'est donc plus de savoir si l'écart sera vu, mais s'il sera expliqué.

Quand la plateforme collecte-t-elle la TVA à votre place ?

Dans deux cas seulement, posés au V, 2° de l'article 256 du code général des impôts. L'assujetti qui facilite les ventes par une interface électronique est réputé avoir personnellement acquis et livré les biens, d'une part pour les ventes à distance de biens importés contenus dans des envois d'une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 euros, d'autre part pour les livraisons de biens dans l'Union réalisées par un assujetti non établi dans l'Union au profit d'une personne non assujettie.

Un vendeur établi en France qui expédie depuis un entrepôt européen ne relève d'aucun des deux. Il reste redevable de la taxe sur ses ventes, même lorsque la plateforme encaisse pour son compte. Cette distinction est la source d'erreur la plus coûteuse du canal, parce qu'elle produit des doubles déclarations aussi bien que des omissions.

Quelles informations la plateforme vous doit-elle ?

L'article 242 bis du code général des impôts impose à l'opérateur de plateforme, quel que soit son lieu d'établissement, de fournir à l'occasion de chaque transaction une information sur les obligations fiscales et sociales qui incombent aux personnes qui réalisent des transactions commerciales par son intermédiaire, et de mettre à leur disposition un lien vers les sites des administrations concernées. C'est une obligation d'information, pas un service comptable : elle ne vous dispense de rien et ne vous fournit aucun état exploitable pour votre liasse.

Vos repères en un tableau

ObligationContenuRéférence
Déclaration annuelle de la plateformeSouscrite par voie électronique au plus tard le 31 janvier de l'année suivanteCGI, art. 1649 ter A, III
Contenu de la déclarationContrepartie perçue par trimestre, nombre d'opérations, frais, commissions et taxes prélevésCGI, art. 1649 ter A, II, 3°
Identification du vendeurÉléments d'identification et État ou territoire de résidenceCGI, art. 1649 ter A, II, 2°
Information à chaque transactionObligations fiscales et sociales, avec lien vers les sites des administrationsCGI, art. 242 bis
Plateforme réputée acquéreur et revendeurVentes à distance de biens importés, envois jusqu'à 150 €CGI, art. 256, V, 2°, a
Plateforme réputée acquéreur et revendeurLivraison dans l'Union par un vendeur non établi dans l'Union à un particulierCGI, art. 256, V, 2°, b
Franchise en base pour les ventes de biens85 000 € l'année précédente, 93 500 € en cours d'annéeCGI, art. 293 B

Le poste que les vendeurs marketplace suivent mal

La marge par référence après frais de plateforme. Commission de vente, frais de traitement, frais de stockage, dont le stockage longue durée qui pénalise les références à rotation lente, publicité interne, retours et remboursements : chacun de ces postes est connu isolément, presque jamais affecté à la référence qui l'a généré. Une gamme peut ainsi financer les pertes d'une autre pendant des années sans que personne ne le voie.

Le second angle mort est le délai de conversion en trésorerie. Entre le paiement du fournisseur, l'acheminement, le délai d'écoulement du stock et le versement de la plateforme, le cycle dépasse souvent quatre mois. C'est ce délai, et non la rentabilité, qui limite la croissance de la plupart des vendeurs. Notre simulateur de besoin en fonds de roulement permet de poser vos propres délais avant d'engager un réassort.

Cette page présente le cadre général applicable à sa date de publication. Elle ne remplace pas un conseil personnalisé. Les références citées renvoient aux textes en vigueur sur Legifrance.

Methode

Comment se passe l'accompagnement avec JUM Advisory

Diagnostic de votre situation

On reprend vos rapports de règlement Amazon, ligne par ligne, pour séparer le prix de vente, les commissions, la logistique et la TVA collectée.

Cadrage et reprise du dossier

Reprise des comptes, rapprochement entre les versements de la marketplace et vos encaissements bancaires, cadrage des stocks détenus en entrepôt.

Tenue et échéances

Tenue courante, déclarations de TVA y compris sur les ventes vers l'étranger, suivi des seuils et des obligations liées au guichet unique.

Pilotage et points réguliers

Points réguliers sur la marge nette après commissions et frais logistiques, produit par produit.

Nos Cas types

Cas type. Un vendeur installé dans le Rhône, environ 1,2 million d'euros de ventes sur trois marketplaces, nous consulte après une demande de renseignements portant sur un écart entre le chiffre d'affaires déclaré et les montants remontés par les plateformes. L'écart était intégralement explicable : il correspondait aux commissions et aux remboursements, déduits du chiffre d'affaires au lieu d'être enregistrés en charges et en annulations de ventes.

Le travail a consisté à reconstruire trois exercices à partir des rapports de règlement détaillés, ligne à ligne, et à produire un état de rapprochement lisible entre les montants déclarés par les plateformes et le chiffre d'affaires comptable. La réponse a été acceptée sans redressement. Le même travail a fait apparaître 34 000 euros de frais de stockage longue durée concentrés sur onze références, jamais affectés jusque-là.

Articles
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FAQ

Questions fréquentes

Que déclare la plateforme à l'administration fiscale sur mes ventes ?

Pourquoi mon chiffre d'affaires diffère-t-il du total versé par la plateforme ?

Amazon collecte-t-il la TVA à ma place ?

Comment comptabiliser un rapport de règlement de marketplace ?

Comment valoriser un stock entreposé chez la plateforme ?

Faut-il une immatriculation à la TVA dans chaque pays où mon stock est entreposé ?

Que faire en cas de demande de renseignements sur mes ventes en ligne ?

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