3/6/2026

TVA en restauration: taux applicables et règles en 2026

Découvrez tout sur la TVA en restauration en 2026 : taux réduits et normaux, règles d’application, exonérations possibles et conseils pratiques pour rester conforme à la législation fiscale.
Pierre Meniaud

Simulateur JUM Advisory

Ventilez votre TVA collectée entre les différents taux

La restauration applique plusieurs taux de TVA sur un même ticket. Ce simulateur ventile votre chiffre d'affaires et calcule la TVA à reverser sur la période.

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Ventes à consommer sur place et ventes à emporter de produits destinés à une consommation immédiate.

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Boissons alcoolisées, quel que soit le mode de consommation.

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Produits alimentaires vendus à emporter et conditionnés pour une conservation différée.

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Simulateur fourni à titre indicatif. Les résultats ne constituent ni un conseil personnalisé, ni un engagement du cabinet. Les taux et forfaits réglementaires évoluent chaque année et doivent être vérifiés avant toute décision.

La TVA est probablement la taxe qui génère le plus d'erreurs, de redressements et de nuits blanches chez les restaurateurs. La raison est simple : dans un même établissement, une même journée, un même ticket de caisse, vous pouvez appliquer trois taux différents. Un café servi au comptoir, une bouteille d'eau emportée par le client et un verre de vin ne relèvent pas du même régime. Et l'administration fiscale ne tolère pas l'approximation.

Ce guide fait le point complet sur la TVA en restauration en 2026 : les taux applicables produit par produit, la notion clé de consommation immédiate, les cas particuliers (livraison, traiteur, food truck, restauration collective), les régimes déclaratifs, les obligations de caisse et les erreurs qui coûtent cher en cas de contrôle. L'objectif est que vous sachiez, à la lecture, quel taux appliquer à chaque ligne de votre carte.

Quels sont les taux de TVA applicables en restauration en 2026 ?

La restauration ne connaît pas un taux unique. Trois taux coexistent, chacun fondé sur un texte précis du Code général des impôts :

  • Le taux de 10 %, prévu au m de l'article 279 du CGI pour les ventes à consommer sur place, et au n du même article pour les ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d'une consommation immédiate.
  • Le taux de 5,5 %, prévu à l'article 278-0 bis, A du CGI, pour les produits destinés à l'alimentation humaine qui ne sont pas destinés à une consommation immédiate, c'est-à-dire conditionnés pour être conservés.
  • Le taux normal de 20 %, prévu à l'article 278 du CGI, qui s'applique par défaut, et notamment à toutes les boissons alcooliques ainsi qu'aux ventes non alimentaires.

Un point mérite d'être posé d'emblée, car il élimine à lui seul une grande partie des hésitations : toutes les boissons alcooliques relèvent du taux de 20 %, sans aucune exception. Sur place ou à emporter, au verre ou en bouteille, en salle ou en livraison, le seul critère retenu est la présence d'alcool. Le mode de consommation n'entre pas en ligne de compte.

Quel taux appliquer à chaque produit de ma carte ?

Produit ou prestationTauxBase légale
Repas servi sur place (entrées, plats, desserts)10 %Art. 279 m CGI
Boissons non alcoolisées servies sur place (café, thé, jus, eau en carafe facturée)10 %Art. 279 m CGI
Plats chauds préparés à emporter ou livrés10 %Art. 279 n CGI
Sandwichs, salades composées, tacos préparés à la commande10 %Art. 279 n CGI
Boisson non alcoolisée servie au verre ou en gobelet à emporter10 %Art. 279 n CGI
Boissons non alcoolisées en contenant permettant la conservation (bouteille, canette, brique, fût)5,5 %Art. 278-0 bis A CGI
Produits alimentaires conditionnés pour être conservés (conserves, sous vide, bocaux)5,5 %Art. 278-0 bis A CGI
Pain, viennoiseries et pâtisseries sucrées, quel que soit le conditionnement5,5 %Art. 278-0 bis A CGI
Boissons alcooliques (vin, bière, spiritueux, cocktails), sur place comme à emporter20 %Art. 278 CGI
Confiseries, chocolats non éligibles, caviar (hors prestation de restauration)20 %Art. 278 CGI
Ventes de produits non alimentaires (articles boutique)20 %Art. 278 CGI
Prestation de traiteur avec service sur place10 % hors alcoolsArt. 279 m CGI

Une précision utile pour lever un doute fréquent : le pain, les viennoiseries et les pâtisseries sucrées sont réputés ne pas être nécessairement destinés à une consommation immédiate. Ils relèvent donc du taux de 5,5 % à emporter, quel que soit leur conditionnement. En revanche, la même pâtisserie servie à table dans le cadre d'un repas suit le régime de la prestation de restauration et passe à 10 %.

Qu'est-ce que la consommation immédiate et pourquoi est-ce le critère central ?

Toute la frontière entre 5,5 % et 10 % se joue sur cette notion. Elle est commentée par la doctrine administrative (BOI-TVA-LIQ-30-10-10) et il est indispensable de la comprendre correctement, car l'intuition trompe souvent.

L'erreur la plus répandue consiste à croire que la vente à emporter relève automatiquement de 5,5 %. C'est faux. Ce n'est pas le fait que le produit quitte l'établissement qui compte, mais sa destination au moment de la vente.

Le critère opérationnel retenu par l'administration est celui du conditionnement. Si le produit est présenté dans un emballage permettant sa conservation (conserve, emballage sous vide, bouteille, canette, brique, fût), il est réputé destiné à une consommation différée : taux de 5,5 %. À l'inverse, un produit préparé à la commande, servi dans une barquette, un gobelet ou un papier, accompagné le cas échéant d'ustensiles, caractérise une consommation immédiate : taux de 10 %.

Exemple concret. Un food truck vend des tacos préparés à la commande dans une barquette : taux de 10 %, même si le client repart avec. Le même food truck propose des bocaux de sauce maison fermés et étiquetés : taux de 5,5 %. Il vend un soda en canette : 5,5 %. Il sert le même soda au gobelet, tiré à la pression : 10 %. Le produit est identique, le taux ne l'est pas.

Autre illustration en boulangerie-restauration : un sandwich préparé le matin et vendu au comptoir relève de 10 %, tandis qu'une part de tarte vendue dans une boîte cartonnée à emporter relève de 5,5 % au titre des pâtisseries sucrées. Cette cohabitation de taux dans un même point de vente est parfaitement normale, mais elle impose un paramétrage de caisse irréprochable.

Comment ventiler un menu, une formule ou une offre composite ?

C'est la question qui revient le plus souvent, et c'est aussi celle qui expose le plus au redressement. Le principe est posé par l'article 268 bis du CGI : lorsque des opérations sont passibles de taux différents, chacune doit être imposée à raison de son prix propre et au taux qui lui est propre.

Concrètement, une formule à prix unique comprenant un plat, un dessert et un verre de vin ne peut pas être déclarée intégralement à 10 %. Vous devez ventiler le prix entre la part relevant de 10 % (plat et dessert) et la part relevant de 20 % (le vin), selon une méthode économiquement réaliste et documentée, généralement fondée sur les prix de vente unitaires pratiqués à la carte.

La sanction du défaut de ventilation est sévère : à défaut de ventilation justifiée, l'administration est fondée à soumettre la totalité du prix au taux normal de 20 %. Sur un chiffre d'affaires annuel de formules, l'écart entre 10 % et 20 % représente très rapidement plusieurs dizaines de milliers d'euros de rappel, majorations et intérêts de retard compris.

La même logique s'applique aux prestations annexes. Les services étroitement liés au repas (mise à disposition du couvert, du mobilier, du personnel de salle, vestiaire) sont accessoires à la vente à consommer sur place et suivent le taux de 10 %. En revanche, des prestations dissociables comme un service de voiturier ou une prestation d'animation musicale ne sont pas considérées comme indissociables du repas et relèvent de leur taux propre, soit 20 %.

SituationTraitement TVAPoint de vigilance
Menu plat, dessert et boisson non alcoolisée10 % sur l'ensembleTaux homogène, aucune ventilation nécessaire
Formule avec verre de vin inclusVentilation 10 % et 20 %Méthode fondée sur les prix carte, à documenter et conserver
Repas avec mise à disposition de la salle et du service10 %Prestations accessoires indissociables du repas
Repas avec animation musicale ou DJ10 % et 20 %L'animation est dissociable, elle suit son taux propre
Cours de cuisine suivi d'une dégustationVentilation au prorata du tempsEnseignement à 20 %, dégustation à 10 %
Frais de livraison d'un repasTaux de la prestation principaleAccessoire suivant le principal, soit 10 % pour un plat préparé

Comment s'applique la TVA dans les cas particuliers ?

Quel taux pour la livraison de repas à domicile ?

La livraison de repas préparés, en direct ou via une plateforme, suit le régime des ventes à emporter prévu au n de l'article 279 du CGI. Les plats préparés en vue d'une consommation immédiate sont à 10 %, les boissons alcooliques à 20 %, les boissons non alcoolisées en contenant fermé à 5,5 %.

Deux points d'attention. D'abord, les frais de livraison facturés au client constituent une prestation accessoire qui suit le régime de la prestation principale : ils sont à 10 % lorsqu'ils accompagnent la livraison de plats préparés. Ensuite, les commissions retenues par les plateformes sont une charge distincte, soumise à 20 %, sur laquelle vous récupérez la TVA déductible. Il faut donc bien distinguer le chiffre d'affaires brut affiché par la plateforme, la commission prélevée et la TVA collectée réellement due sur les ventes.

Restauration collective et cantines : quelles règles ?

Les ventes à consommer sur place réalisées par les cantines d'entreprises, publiques ou privées, relèvent du taux de 10 % en application de l'article 279 du CGI. Il en va de même des ventes réalisées auprès de ces cantines par des fournisseurs extérieurs, sociétés de restauration collective ou traiteurs.

Une exception importante existe : la fourniture de repas par des prestataires extérieurs dans les cantines scolaires des établissements publics ou privés d'enseignement du premier et du second degré est soumise au taux réduit de 5,5 % en application de l'article 278-0 bis, E du CGI. Si votre société de restauration intervient sur des marchés scolaires, cette distinction a un impact direct sur votre facturation.

Traiteur, réception, mariage : quel traitement ?

Lorsqu'un traiteur assure une prestation complète avec personnel, matériel et service, l'opération s'analyse comme une vente à consommer sur place : les plats et boissons non alcoolisées sont à 10 %. Les boissons alcooliques servies lors de l'événement restent à 20 %, y compris dans le cadre d'un mariage ou d'un séminaire.

En pratique, un devis de prestation événementielle doit faire apparaître distinctement ces différentes bases. Un forfait global unique, repas et boissons tout compris, sans ventilation, expose directement le traiteur à un rappel au taux de 20 % sur l'intégralité de la prestation.

Distributeurs automatiques, bar et vente au comptoir

Les ventes de produits alimentaires, solides ou liquides, réalisées au moyen de distributeurs automatiques sont considérées comme des ventes à consommer sur place et relèvent donc du taux de 10 %, à l'exclusion des boissons alcooliques.

Pour un bar, la ventilation est structurante : le café, le thé, les sirops et les softs servis au comptoir sont à 10 %, l'ensemble des consommations alcoolisées à 20 %. Dans un établissement où l'alcool représente une part significative des recettes, une caisse mal paramétrée conduit mécaniquement à une sous-déclaration importante.

Les titres-restaurant modifient-ils le taux applicable ?

Non. Les titres-restaurant sont un moyen de paiement et n'ont aucune incidence sur les taux de TVA. Le taux reste déterminé par la nature du produit et son mode de consommation, indépendamment du règlement. En revanche, les commissions prélevées par les émetteurs de titres sont soumises à 20 % et ouvrent droit à déduction, ce qui suppose de conserver les relevés correspondants.

Et l'eau servie gratuitement ?

L'eau du robinet servie gratuitement, qui constitue une obligation en restauration, n'entre pas dans le champ de la TVA puisqu'il n'y a pas de contrepartie. L'eau facturée, en carafe ou en bouteille, est en revanche taxable : 10 % lorsqu'elle est servie sur place, 5,5 % lorsqu'elle est vendue en bouteille fermée à emporter.

Quel régime de TVA s'applique à un restaurant ?

C'est ici que figure l'erreur la plus fréquemment commise, y compris dans des contenus en ligne largement diffusés. L'activité de restauration n'est pas rattachée aux seuils des prestations de services.

Sur le plan des régimes d'imposition, les ventes de denrées à emporter ou à consommer sur place sont assimilées aux activités de vente. Ce sont donc les seuils applicables au commerce qui s'appliquent, et non ceux, beaucoup plus bas, des prestataires de services. Cette distinction change complètement le régime déclaratif d'un restaurant.

Les trois régimes et leurs seuils en 2026

RégimeSeuil de CA HT en restaurationObligations déclaratives
Franchise en base de TVA (art. 293 B CGI)CA N-1 inférieur ou égal à 85 000 € (seuil majoré 93 500 €)Aucune déclaration, mention obligatoire TVA non applicable art. 293 B du CGI, TVA non déductible
Régime réel simplifiéCA compris entre 85 000 € et 840 000 €Une déclaration annuelle CA12 et deux acomptes semestriels en juillet et décembre
Régime réel normalCA supérieur à 840 000 €, ou sur optionDéclaration CA3 mensuelle, ou trimestrielle si la TVA annuelle est inférieure à 4 000 €

Deux règles complémentaires méritent une attention particulière, car elles font basculer de nombreux établissements vers le régime réel normal sans qu'ils l'aient anticipé :

  • La règle des 15 000 €. Même si votre chiffre d'affaires reste dans la fourchette du régime simplifié, vous en sortez obligatoirement dès lors que le montant de TVA due au titre de l'exercice précédent dépasse 15 000 €, avant déduction de la TVA sur immobilisations. En restauration, ce seuil est atteint très tôt. C'est la raison pour laquelle la très grande majorité des restaurants relève en pratique du régime réel normal avec une CA3 mensuelle.
  • Les seuils majorés. Le bénéfice du régime simplifié est maintenu en cours d'année tant que le chiffre d'affaires ne dépasse pas les seuils majorés fixés pour les activités de vente. Au-delà, le passage au réel normal intervient sans attendre l'exercice suivant.

Exemple concret. Un restaurateur ouvre en janvier 2026 et anticipe 320 000 € de recettes. En raisonnant sur les seuils des prestations de services, il pourrait croire relever d'emblée du réel normal pour dépassement de 254 000 €. En réalité, avec 320 000 € de ventes à consommer sur place, il se situe dans la fourchette du régime simplifié au titre du chiffre d'affaires. Mais sa TVA due dépassera largement 15 000 €, et il basculera donc au réel normal par cette voie. La conclusion est identique, le raisonnement ne l'est pas, et l'écart devient déterminant pour un établissement plus modeste, une sandwicherie ou une activité saisonnière.

Faut-il opter volontairement pour le régime réel normal ?

Dans bien des cas, oui. Le régime simplifié repose sur des acomptes calculés à partir de l'exercice précédent. Un établissement en croissance forte se retrouve alors avec un solde annuel très important à régler en mai, alors même que la trésorerie a déjà été consommée. Le passage volontaire à une déclaration mensuelle lisse la charge, améliore la visibilité et évite cet effet de rattrapage. Il permet également de récupérer plus rapidement la TVA sur les investissements, ce qui est loin d'être négligeable lors d'une ouverture ou de travaux d'agencement.

Quelles obligations de caisse et de facturation en 2026 ?

Le logiciel de caisse certifié est-il obligatoire ?

Oui. Le 3° bis du I de l'article 286 du CGI impose à tout assujetti enregistrant les règlements de ses clients au moyen d'un logiciel ou système de caisse d'utiliser un outil satisfaisant aux conditions d'inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données.

Le cadre a évolué récemment et c'est un point de vigilance majeur pour 2026. L'auto-certification par l'éditeur a été supprimée par la loi de finances pour 2025. La preuve de conformité doit désormais reposer sur un certificat délivré par un organisme accrédité. Une période transitoire a été prorogée jusqu'au 31 août 2026, pendant laquelle un logiciel doit soit disposer du certificat, soit avoir fait l'objet d'une demande de certification par son éditeur. La loi de finances pour 2026 a par ailleurs rétabli, sous conditions, la possibilité d'une attestation individuelle délivrée par l'éditeur.

La sanction est lourde : l'article 1770 duodecies du CGI prévoit une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse non conforme, l'assujetti disposant de soixante jours pour régulariser. Un établissement équipé de plusieurs caisses ou de plusieurs points de vente cumule autant d'amendes. L'administration peut intervenir de manière inopinée dans les locaux professionnels pour vérifier la détention du certificat.

Le réflexe à avoir dès maintenant : demander à votre éditeur le certificat correspondant à la version que vous utilisez réellement, et le conserver. Un certificat portant sur une version antérieure ne vous protège pas.

Comment ventiler correctement sur la caisse ?

La ventilation par taux n'est pas une commodité comptable, c'est une obligation probatoire. Vous devez être en mesure de justifier, pour chaque période, la répartition de votre chiffre d'affaires entre 5,5 %, 10 % et 20 %. En pratique cela suppose :

  • Un paramétrage produit par produit dans la caisse, avec un taux affecté à chaque article de la carte, et une distinction systématique entre le mode sur place et le mode à emporter lorsque le taux diffère.
  • La conservation des journaux de caisse et des tickets Z, permettant de reconstituer les recettes ventilées par taux sur toute la durée du délai de reprise.
  • L'émission de notes et factures conformes, faisant apparaître pour chaque ligne la base hors taxes, le taux et le montant de TVA correspondant.
  • Une règle écrite de ventilation des formules, appliquée de manière constante d'un exercice à l'autre.

En cas de contrôle, une ventilation insuffisamment documentée peut être écartée et l'administration appliquer le taux de 20 % à l'ensemble des recettes non justifiées. C'est le principal motif de redressement dans le secteur.

Qu'anticiper avec la facturation électronique ?

La réforme de la facturation électronique entre en vigueur par étapes. À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques. Pour un restaurant, dont l'essentiel de l'activité est réalisé avec des particuliers, l'enjeu porte surtout sur deux volets : la réception des factures fournisseurs au format électronique, et le e-reporting des transactions avec les clients non assujettis. Le choix d'une plateforme agréée compatible avec votre logiciel de caisse est donc à traiter dès maintenant, et non à la veille de l'échéance.

Quelles sont les erreurs de TVA les plus fréquentes en restauration ?

Erreur constatéeCe que dit la règleConséquence en cas de contrôle
Appliquer 5,5 % à toute la vente à emporterUn plat préparé en vue d'une consommation immédiate reste à 10 % (art. 279 n CGI)Rappel de TVA sur l'écart de 4,5 points, majorations et intérêts de retard
Déclarer une formule avec vin intégralement à 10 %Ventilation obligatoire par taux (art. 268 bis CGI)Taxation possible de la totalité du prix à 20 %
Raisonner sur les seuils des prestations de servicesLa restauration relève des seuils applicables aux ventesRégime déclaratif erroné et pénalités de retard
Négliger le seuil de 15 000 € de TVA dueSortie obligatoire du régime simplifiéDéfaut de dépôt de CA3, amendes et intérêts
Utiliser une caisse sans certificat d'organisme accréditéArt. 286 I 3° bis CGIAmende de 7 500 € par logiciel (art. 1770 duodecies CGI)
Ne pas conserver les journaux de caisseObligation de justification de la ventilationReconstitution de recettes au taux normal
Oublier la TVA sur les commissions de plateformesCommission soumise à 20 %, déductible sous conditionsPerte de TVA déductible ou rappel selon le sens de l'erreur

Comment JUM Advisory accompagne les restaurateurs sur la TVA ?

La TVA en restauration est un sujet où la théorie ne suffit pas : ce qui protège un établissement, c'est la qualité du paramétrage en amont et la solidité de la documentation en aval. C'est précisément là que se situe notre intervention.

Cabinet d'expertise comptable spécialisé dans l'accompagnement des entrepreneurs, JUM Advisory intervient sur l'ensemble du cycle de vie d'un projet de restauration :

  • Analyse du projet et choix de la structure juridique, en intégrant dès l'origine les conséquences en matière de TVA, de régime déclaratif et de rémunération du dirigeant.
  • Élaboration du business plan et du prévisionnel financier, avec une modélisation réaliste de la TVA collectée et déductible, souvent sous-estimée dans les plans de trésorerie d'ouverture.
  • Audit et paramétrage de la ventilation de caisse, produit par produit, avec formalisation d'une méthode de ventilation des formules opposable à l'administration.
  • Sécurisation de la conformité : vérification du certificat du logiciel de caisse, préparation à la facturation électronique, organisation de l'archivage.
  • Établissement et télétransmission des déclarations CA3 ou CA12, arbitrage sur l'option pour le réel normal et pilotage de la trésorerie de TVA.
  • Accompagnement en cas de contrôle fiscal et assistance sur les opérations de croissance, d'acquisition ou de cession d'établissement.

Que vous ouvriez un premier établissement, exploitiez plusieurs points de vente ou envisagiez de développer une activité de livraison ou de traiteur, nos équipes vous aident à sécuriser votre fiscalité et à en faire un outil de pilotage plutôt qu'une source d'inquiétude.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Les règles présentées sont susceptibles d'évoluer. Pour une analyse adaptée à votre situation, nous vous invitons à contacter JUM Advisory.

FAQs
Vos questions fréquentes

Quels taux de TVA s'appliquent en restauration en 2026 ?

Qu'est-ce que la consommation immediate et pourquoi est-ce determinant ?

Quel taux de TVA pour la livraison de repas a domicile ?

Comment ventiler une formule comprenant un verre de vin ?

Quel regime de TVA s'applique a un restaurant ?

Comment les titres-restaurant impactent-ils la TVA ?

Le logiciel de caisse certifie est-il obligatoire en 2026 ?

Quel taux pour l'alcool servi lors d'evenements prives ?

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