Ces estimations sont données à titre indicatif et peuvent varier significativement selon l'enseigne, la localisation géographique, la surface du local et les conditions du marché immobilier commercial.
La question de l'apport personnel est centrale dans tout projet de franchise. Les banques, dans leur majorité, exigent que le porteur de projet dispose d'un apport personnel représentant au minimum 20 à 30 % du montant total de l'investissement. Cette règle de prudence bancaire est aujourd'hui un standard du secteur.
Concrètement, cela signifie que pour un projet d'investissement total de 300 000 euros, la banque attendra un apport personnel d'au moins 60 000 à 90 000 euros. Pour un projet plus ambitieux à 500 000 euros, l'apport attendu sera de l'ordre de 100 000 à 150 000 euros.
L'apport personnel est un signal fort envoyé à la banque : il démontre votre engagement financier dans le projet, votre capacité à épargner et à gérer vos finances personnelles, et réduit le risque perçu par l'établissement de crédit. Un apport insuffisant est l'une des principales causes de refus de financement bancaire.
L'apport personnel ne se limite pas nécessairement aux liquidités disponibles sur un compte bancaire. Il peut être constitué de :
Les demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) peuvent opter pour l'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise), versée par France Travail. Cette aide correspond à 60 % du reliquat des droits ARE au moment de la création de l'entreprise, versés en deux fois. Cette somme peut constituer une part significative de l'apport personnel pour les porteurs de projet éligibles.
Le prêt bancaire classique reste le mode de financement principal des projets de franchise en restauration. Il permet de couvrir la partie de l'investissement non financée par l'apport personnel, généralement entre 70 et 80 % du montant total. La durée de remboursement est généralement comprise entre cinq et sept ans pour les équipements, et peut aller jusqu'à dix ans pour les travaux d'aménagement.
Pour obtenir un financement bancaire dans de bonnes conditions, il est indispensable de présenter un dossier complet et solide, comprenant notamment : un business plan détaillé, un prévisionnel financier sur trois ans (compte de résultat, plan de trésorerie, bilan prévisionnel), le DIP remis par le franchiseur, les résultats financiers des franchisés du réseau et les éléments personnels du porteur de projet (avis d'imposition, relevés de patrimoine, curriculum vitae).
Bpifrance, la banque publique d'investissement, propose plusieurs dispositifs d'accompagnement des créateurs et repreneurs d'entreprise. Parmi les plus utiles pour les franchisés en restauration :
Pour financer les équipements professionnels de cuisine (fours, réfrigérateurs, hottes, matériels de préparation), le crédit-bail mobilier est une solution souvent privilégiée. Elle permet de ne pas immobiliser de trésorerie dans l'achat de matériel, de bénéficier de loyers déductibles fiscalement en application des règles du Code général des impôts, et de renouveler plus facilement le matériel en fin de contrat.
Sur le plan fiscal, les loyers de crédit-bail versés par l'entreprise sont déductibles du résultat imposable en tant que charges d'exploitation, conformément aux dispositions des articles 39 et suivants du Code général des impôts, ce qui constitue un avantage non négligeable.
Dans certains cas, les porteurs de projet font appel à des plateformes de financement participatif (crowdfunding) ou à des investisseurs privés (business angels, membres de la famille). Ces solutions permettent de renforcer les fonds propres sans passer par le circuit bancaire classique, mais elles impliquent de partager la gouvernance ou les bénéfices futurs selon les modalités retenues.
L'immense majorité des franchisés en restauration exercent leur activité sous forme de société commerciale, la plus répandue étant la SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou la SAS (Société par Actions Simplifiée). Ces deux formes protègent le patrimoine personnel du dirigeant en limitant sa responsabilité au montant de ses apports, conformément aux articles L. 223-1 et L. 227-1 du Code de commerce.
Comparatif SARL / SAS